Björk s'est inspirée des sons d'animaux disparus pour son dernier travail expérimental, « Nature Manifesto »

La plupart de ce que fait Björk nécessite une explication, car l'artiste islandais expérimental semble toujours essayer quelque chose de nouveau et d'innovant. Prenez, par exemple, le « Nature Manifesto » qu’elle vient d’annoncer.

L'installation sonore, décrite comme une « pièce sonore immersive », dure 3 minutes et 40 secondes, et Björk l'a créée aux côtés de son compatriote islandais Aleph. Elle sera présentée dans le cadre du forum « Biodiversité : quelle culture pour quel avenir ? au Centre Pompidou à Paris du 20 novembre au 9 décembre.

Björk et Aleph expliquent dans une déclaration:

« Nous aimerions partager notre « Manifeste de la Nature », une installation sonore au Centre Pompidou @centrepompidou, Paris. Réalisée en collaboration avec l'Ircam à l'aide d'un logiciel d'IA, cette pièce sonore immersive donne la parole aux animaux menacés ou disparus en fusionnant leurs sons avec nos paroles. Nous souhaitions partager leur présence dans une architecture représentative de l'ère industrielle, loin de la nature. Dans les veines de l'escalier roulant du musée, connu sous le nom de « chenille », nous avons voulu rappeler aux citoyens la vitalité brute des créatures en voie de disparition. Même si vous voyagez sans cesse entre les étages tout en écoutant cette pièce sonore, le ton des voix des animaux construit, espérons-le, un pont sonore vers les auditeurs. Et dans l’esprit de ces animaux, dans la magie de leur alignement sensuel avec leur environnement, ils deviennent nos professeurs ! Leurs fantômes nous rappellent l’amélioration de notre pleine conscience primordiale. Mais nous ne voulions pas seulement parler, mais aussi agir, c'est pourquoi nous avons lancé une campagne avec de jeunes écologistes de France et d'Islande. Il sera lancé plus tard.