L'équipe américaine a survécu à un thriller contre la France pour remporter sa huitième médaille d'or consécutive

Pour la 61e fois consécutive, l'équipe féminine de basket-ball des États-Unis a remporté une victoire. Et pour la huitième fois consécutive, les États-Unis quitteront donc la compétition de basket-ball féminin avec la médaille d'or, même si cela n'a pas été facile. En affrontant la France à Paris, avec un public partisan qui les soutenait, les Américaines ont dû faire face à leur plus rude épreuve de ces Jeux olympiques, mais ont réussi à remporter une victoire palpitante, 67-66.

La première mi-temps a été marquée par l'incapacité des Etats-Unis à trouver le rythme en attaque. Si la défense américaine a été sensationnelle au cours des 20 premières minutes du match, limitant les Français à seulement 11 sur 40 (27,5 %) aux tirs, elle n'a pas pu s'empêcher de perdre le ballon en attaque.

La France a provoqué 13 pertes de balle de la part des Etats-Unis, chacune d'entre elles ayant dynamisé une foule déjà en liesse à Paris, et les a transformées en 12 points. Le fait que les Américains n'aient pas su se mettre en action sur le terrain n'a pas aidé non plus, avec 8 tentatives sur 28 (28,6 %) et ratant leurs trois essais en profondeur. Et bien qu'ils aient eu 14 tentatives sur la ligne des lancers francs, ils n'en ont réussi que neuf, et par conséquent, les deux équipes étaient à égalité 25 à la pause.

Dès la reprise, la France a réussi un coup de poing. L'équipe a entamé le troisième quart-temps avec un 10-0 et a placé les États-Unis dans une position inhabituelle : celle où ils devaient faire une remontée. Et heureusement pour les États-Unis, ils ont réussi à le faire grâce à tout le monde qui a parfaitement rempli son rôle pendant le reste du quart-temps. Que ce soit Kelsey Plum et Sabrina Ionescu qui ont apporté de la puissance en attaque, Napheesa Collier qui a obtenu des occasions faciles en coupant vers le panier, A'ja Wilson qui a complètement arrêté la France à chaque fois qu'elle est entrée dans la raquette, ou Kahleah Copper qui a fait un peu de tout, l'équipe américaine a terminé la période avec un 20-8 pour prendre une avance de deux points à la fin du quatrième quart-temps.

Le physique de la France a continué à poser problème aux États-Unis au cours du quatrième quart-temps, un problème particulièrement important en raison de leurs difficultés à se lancer offensivement. Pour une raison quelconque, il semblait que les États-Unis ne pouvaient pas terminer au panier malgré leur capacité à obtenir des occasions de marquer régulièrement dans la raquette. Ce fut un quart-temps remarquable, où les deux équipes ont passé tout le temps à avoir la même possession de balle l'une de l'autre.

A chaque fois que les Etats-Unis ont pris le moindre avantage en fin de match, la France a toujours eu un moyen de l'empêcher de prendre le dessus, même si elle a eu beaucoup de mal à marquer à trois points dans la dernière période. Le seul qu'elles ont réussi, un tir à trois points de Gabby Williams à cinq secondes de la fin, a réduit l'écart à un point, et si Copper a réussi les deux lancers francs, la France a eu un dernier tir. Il est revenu à Williams, qui a mis en banque dans une prière Le temps imparti expirait, mais son pied était bien en jeu. Grâce à cela, au lieu de se retrouver à l'autre bout d'un tir record qui a forcé la prolongation, les États-Unis peuvent à nouveau se qualifier de médaillés d'or.

Alors que Wilson a eu du mal à se lancer sur le terrain, ses 21 points, 13 rebonds et quatre contres ont mené les États-Unis, tandis que Copper a marqué 10 de ses 12 points dans le quatrième quart-temps, ainsi que cinq rebonds, une interception et une passe décisive. Plum a marqué 12 points et quatre passes décisives en tant que remplaçante. Ce fut un combat de haut niveau, les États-Unis ayant tiré 19 sur 56 (33,9 %) sur le terrain et 2 sur 12 (16,7 %) à trois points, tandis que la France a tiré 23 sur 73 (31,5 %) sur le terrain et 7 sur 36 (19,4 %) à trois points. En fin de compte, l'incapacité de la France à empêcher les États-Unis de se lancer sur la ligne des lancers francs a fait la différence, puisqu'elle a réussi 27 sur 34 sur la ligne des lancers francs.